Arrivé du Moyen Orient, il est introduit en Gaule par les romains, il rejoint l’Angleterre où il devient chat de ferme, chasseur de rats.La fin du 19ème siècle marque l’apparition de ce chat anglais. Le chat de Cheschire (1865), de Lewis Caroll lui ressemble étrangement.
Ce n’est qu’à la fin du 19ème siècle, que le juge anglais Harrison Weir, passionné de chats, sélectionne les plus beaux sujets parmi ces chats de fermes à poils courts. Il les expose au Crystal Palace à Londres en 1871 : première apparition publique soldée par la plus haute récompense avec la nomination d’une chatte bleue tabby à poil court à la plus haute place du podium. Il propose alors de les appeler des « British Shorthair » littéralement le « Britannique à poil court » par opposition aux « foreign » (persans et orientaux). L’identité du british shorthair est alors acquise.

En 1901, le premier club de race, le « British Cat Club » est créé.

Au début du 20ème siècle, il existe déjà des British de couleur noire, bleue, blanche, écaille et tabby. Bien que jugé trop banal à cette période, le British n’atteint ses lettres de noblesses qu’en 1930 en devenant le chat à la mode.

Malheureusement la seconde guerre mondiale éprouve grandement la race. A la fin de la guerre, il ne reste pratiquement plus de British. Les anglais décident alors, pour sauver la race, de marier les rescapés à des persans qui, à l’époque, avaient des nez moins aplatis. Le british gagne de cette hybridation une structure osseuse plus compacte, de la densité de poil et de la rondeur.Ces mariages font apparaître aussi des chats à poils longs. Longtemps ignorés ou cachés, ils sont en cours de reconnaissance auprès de la Fédération Féline Internationnale.
En 1950, la race est reconnue aux USA. Dans le même temps, la population de ces chats s’étend et on voit la sélection de différentes couleurs se développer.

En 1970, la FIFé décide de regrouper les races British et Chartreux et de les juger avec le standard du British. Certaines lignées hybrides survivent encore aujourd’hui alors que ces mariages ont été interdits en 1977.

En 1979, la race est reconnue officiellement par la FIFé en Europe. Les Etats-Unis autorisent les British à concourir en Championnat à compter de 1980. Depuis la fin des années 1980, les British Shorthair sont présents partout. Ils restent parfois rares en exposition mais en 1996, au Championnat du Monde, qui avait lieu en Hollande, on ne comptait pas moins de 78 British.

Aujourd’hui, le British se décline dans de nombreuses couleurs, les dernières raretés étant la robe mink (une création française), la couleur cinnamon (cannelle) et la couleur fawn (faon).